est une artiste plasticienne qui vit et travaille en Ardèche. Son support privilégié est le métal qu'elle sait forger selon des techniques ancestrales pour créer des oeuvres très contemporaines dans leur forme et leur sujet.

L'artiste

Voir son site :

Le projet

Empreinte

un parcours de

sculptures

une vidéo

une oeuvre commune et évolutive avec les élèves

une opération de mail-art avec la population locale

Pourquoi cette proposition ?

Le caractère innovant et exemplaire de la cité scolaire dans sa démarche écologique et environnementale est le réel point de départ de mon projet. Cette cité scolaire est érigée sur les bases d’une volonté d’engagement manifeste, tant par le choix de son architecture et son implantation dans le paysage que par l’implication de ses usagers dans une démarche écologique et de développement durable. Le site présente en outre la particularité de s’adresser à des enfants de la maternelle au collège, ce qui signifie qu’un enfant qui y entrera en maternelle et y fera toute sa scolarité jusqu’à son départ pour le lycée, vivra quelques 12 années dans cet environnement. Une étape qui sera forcément marquante dans sa jeune vie. Il apparaissait alors évident pour moi que le projet artistique et sa nature même devaient s’accorder avec les ambitions de cette construction. J’ai choisi dès lors d’envisager une oeuvre qui mette en question le rôle de l‘artiste aujourd’hui, sa responsabilité et son engagement. J’ai cherché aussi le moyen d’impliquer les futurs usagers du site dans sa conception afin qu’ils s’approprient l’œuvre, lui attribuent naturellement une fonction symbolique, la fassent vivre. La communauté scolaire évoluant chaque année, j’envisageais une œuvre destinée à évoluer elle aussi. La production de cette oeuvre devait pouvoir s’inscrire dans un mouvement émergent de la cité scolaire, faite non seulement pour et dans le groupe scolaire mais surtout avec lui.

Pourquoi l'empreinte ?

Le thème de l’empreinte m’est très vite apparu comme une évidence pour ce projet. Il est le cœur même de mon travail artistique qui se développe autour de l’impact de l’humain sur la nature, son empreinte sur le monde auquel il appartient. Il s’accorde avec la construction de la cité scolaire dont une des ambitions est de limiter son empreinte écologique. Il résume aussi combien les années passées dans la cité scolaire peuvent être marquantes pour les futurs adultes que deviendront les élèves, et combien les traces de ce qu’ils y vivront et de ce qu’ils y apprendront pourront influer sur leur futur.

L’empreinte a été largement utilisée au cours de l’histoire de l’art. Elle est la façon la plus simple et la plus vieille au monde de produire une image. Elle est une forme mais également une démarche, un geste, et, en cela, la méthode de l’empreinte a beaucoup été expérimentée par les artistes.

Ce qui m’intéresse dans ce projet, ce n’est pas l’empreinte en tant que mode de reproduction ou d’imitation. C’est l’empreinte en tant que marque d’une interférence ou trace de ce qui relie.Depuis la préhistoire, l’empreinte est objet de mémoire. Faire une empreinte c’est conjuguer passé, présent et futur. En elle est présente l’idée de notre rapport au monde et, à travers cette idée, elle interroge celle de l’origine et du processus d’expansion qui en découle.C’est donc pour moi un instrument de prise de conscience.

Par sa lisibilité directe, son rapport direct au réel, l’empreinte a la capacité de rendre le projet compréhensible par tous, depuis les petits de la maternelle jusqu’aux adultes. Elle est ainsi le parfait support de découverte de la place de l’homme dans le monde et sa relation à l’autre.

A l’époque de Facebook et des réseaux sociaux, sur lesquels les jeunes décrivent leur présent instantané, il est intéressant d’aborder le thème de l’empreinte comme trace d’un présent qui deviendra passé dans le futur et qui peuvent marquer leur avenir.